|
|
| |
Quand un sandre est piqué, on pourrait croire que tout est fini pour lui... C’est souvent à ce moment là que les problèmes commencent pour nous ! Quelques coups de tête lui suffisent parfois pour retrouver la liberté...
|
|
Le sandre ne fait pas partie des poissons bagarreurs ni très violents. Le combat consiste à le décoller du fond car dès qu’il monte il se met « à plat » à la surface relativement vite. Malgré tout, les faits sont là : le sandre est N° 1 au hit parade des spécialistes du décrochage.
C’est principalement en pratiquant les pêches sportives, mort manié, leurre souple... que l’on prend conscience à quel point tous les détails comptent. Pas question comme dans la pêche au vif, d’attendre quelques secondes pour le laisser engamer. Le ferrage immédiat implique une parfaite coordination et la prise en compte de nombreux paramètres.
Une bonne canne
Légère, d’action de pointe douce et avec une raisonnable réserve de puissance – ce sont les principales caractéristiques d’une bonne canne à sandre.
Légère cela veut dire confortable, facile à utiliser pendant des heures et des heures. D’action de pointe douce, c’est qu’elle soit capable de transmettre fidèlement l’animation à l’appât ou au leurre.
Avec une réserve de puissance, pour qu’elle puisse amortir en se pliant les rush du poisson. En effet, une canne qui se cintre trop vite laisse tous les efforts sur la ligne. Par contre, une canne trop dure qui refuse de se déformer, aboutit au même résultat : la rupture !
Quant à la longueur, c’est une affaire de goût, entre 2,70 m et 3,30 m.
|
|
Bannière toujours tendue
C’est sûrement la chose la plus difficile à réaliser. Pourtant, pendant toutes les phases d’animation, la bannière doit rester tendue, que ce soit lors de la descente sur le fond, lors des tirées ou lors des changements de direction. Le plus difficile est d’accompagner les redescentes. Car il est impossible de ressentir ou de voir la touche si la bannière s’assouplit.
Une des solutions consiste à pêcher lourd et à utiliser des plombs de 12 à 15 g, mais le nombre d’attaques diminue.
Pour conclure, elle doit demeurer tendue tout en pêchant le plus léger possible !
La bannière sert d’indicateur de touches car celles-ci se matérialisent souvent par un assouplissement du nylon ou par un déplacement latéral. C’est pour cette raison que l’emploi du fil fluo s’avère indispensable à condition bien sûr de ne pas quitter des yeux l’endroit où il touche la surface de l’eau.
|
|
Reconnaître la touche
Les touches occasionnées par le sandre sont tellement diverses que pour bon nombre de pêcheurs certaines d’entre elles passent inaperçues. Quand il attaque franchement, pas de doute possible, la secousse est ressentie dans le poignet. Malheureusement, le plus souvent il rapproche le leurre en direction du pêcheur ce qui ne créé aucune sensation tactile, juste un assouplissement du nylon indique la touche. Il arrive également que lors de l’attaque, il se déplace sur le coté. Encore une fois, c’est uniquement le déplacement du nylon qui nous informe. Mais le sandre est aussi capable de provoquer une sensation de lourdeur, tel un accrochage, ou à l’opposé, de mini-vibrations quasi imperceptibles. Dans tous les cas, la moindre anomalie doit déclencher le ferrage.
|
|
La position de la canne
La touche peut intervenir à tout moment et malheureusement rien ne laisse présager d’une attaque. La position de la canne doit évoluer en permanence entre l’horizontale et un angle maximum de 60° par rapport à la surface de l’eau. Que l’on pêche loin, près, lentement, rapidement... peu importe, rien ne justifie que la canne dépasse l’angle de 60°. Il reste 30° entre cet angle et la verticale : c’est le minimum nécessaire pour pouvoir ferrer correctement !
Dans tous les cas, il est préférable de ferrer trop souvent même si c’est sur des branches, pierres ou dans le vide que d’omettre ce geste et de constater à posteriori que c’était belle et bien une attaque de sandre!
|
 |
|
|
|