Pour
fuir la grande lumière
mais aussi pour éviter
ses prédateurs que sont
les brochets, les
silures et les pêcheurs,
l’anguille occupe,
pendant toute sa vie en
eau douce, des postes
très encombrés
d’obstacles.
La journée, à
l’exception par temps
sombre et eaux teintées,
elle demeure discrète et
immobile, enfouie dans
son abri, en attendant
patiemment qu’une proie
s’aventure sur son
territoire. Ce n’est
qu’une fois la nuit
tombée, qu’elle quitte
son refuge et se met à
la recherche de la
nourriture.
Chez l’anguille, tout
fait ventre :
poissons, vers, limaces,
asticots, écrevisses,
escargots d’eau,
insectes aquatiques et
aériens. La seule limite
est la taille de
l’appât, car l’anguille
est dotée d’un bon
estomac, mais d’une
petite bouche !
Les bons postes
Tous les postes marqués,
encombrés d’obstacles et
situés à l’abri de la
grande luminosité
peuvent abriter une
anguille ou plutôt des
anguilles, car très
sociables, elles
partagent souvent le
même appartement. Mais
ce sont les fonds
couverts d’éboulis
rocheux, anciennes
constructions ou piles
de ponts, qu’elle
affectionne tout
particulièrement.
En l’absence de ce type
de postes, l’anguille
s’envase de façon à
rentrer l’intégralité de
son corps dans le limon,
le sable ou la vase.
Elle peut aussi choisir
pour habitat des bois
immergés, des berges
creuses, des entrelacs
de racines...
La meilleure
technique
Pour pêcher l’anguille,
rien de tel que la
pêche traditionnelle en
plombée. Le montage
d’une grande simplicité
consiste à monter sur le
fil issu du moulinet en
30/100 un plomb de 50 à
100 g selon la
profondeur du poste, la
présence ou non du
courant et la distance
de pêche. Il convient de
rajouter un émerillon à
agrafe sur lequel sera
accroché un bas de ligne
du même diamètre que le
corps de ligne, d’une
longueur de 50 cm et se
terminant par un hameçon
simple n°6.
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