Encore peu utilisés, ces leurres sont pourtant d’une redoutable efficacité aussi bien sur des carnassiers peu actifs, en phase de repos que pour ceux agressifs, en phase d’alimentation !
S’il y a un seul leurre capable d’imiter le comportement d’un vif, c’est bien ce type de poisson nageur. Il suffit d’arrêter la récupération pour qu’il s’immobilise et demeure suspendu, comme son nom l’indique, le temps voulu, à la profondeur désirée. Il nous a permis de sauver la mise là où les autres leurres se sont montrés complètement inefficaces. Il s’agit malgré tout de situations bien précises.
Sur des secteurs à brochet, à fond tapissé d’herbes aquatiques, le suspender permet d’explorer finement la couche d’eau juste au-dessus de la végétation.
Dans des zones très encombrées d’arbre noyés, branches immergées, éboulis…, parfaitement mis en évidence au cœur même de l’obstacle, de part sa présence provoquante et ses vibrations persistantes qu’il émet même immobile, il finit par déclencher l’attaque d’un poisson apparemment inactif.
Dans de grandes étendues sans postes marqués, il rend possible de peigner successivement les couches d’eau en réalisant des temps de pause plus au moins longs à différentes profondeurs jusqu’à trouver l’étage occupé. Ce procédé s’avère surtout efficace dans la recherche du sandre et de la grosse perche en ballastière et en canal.
Le plus important avec
ce type de leurre est
d’insister longuement
sur chaque poste et de
pêcher très lentement,
pas question de le
lancer et ramener sans
cesse. C’est la
vitesse de récupération
qui influe sur la
profondeur à laquelle il
va descendre.
L’animation se résume à
de légères vibrations
lorsqu’il est immobile
ainsi qu’à quelques
accélérations et
ralentissements quand il
est en mouvement.
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